Aloo palak

Voici une recette indienne végétarienne : le aloo palak.

Un peu d’histoire : la pomme de terre

Originaire d’Amérique du Sud, la pomme de terre fût introduite d’abord en Espagne sous le nom de “patata”, elle se diffuse timidement vers l’Italie et les États pontificaux qui la prénomme “taratouffli” (petite truffe), puis vers le sud de la France et l’Allemagne. C’est à Saint-Alban d’Ay, en Ardèche, que l’histoire de la pomme de terre connaît un tournant, la plante produisant les tubercules de pommes de terre, aujourd’hui encore appelés « Truffoles » (du patois « las Trifòlas ») aurait été cultivée pour la première fois en Europe, vers 1540.

XVIème siècle

L’histoire de la pomme de terre se poursuit en Europe au milieu du 16ème siècle : l’aventurier Raleigh la fait entrer en Angleterre. C’est d’ailleurs de ce pays qu’elle partira coloniser l’Amérique du Nord. Elle est ensuite introduite en France dès le début du 16ème siècle, au sud par Olivier de Serres, sous le nom de « cartoufle », et à l’est, par Charles de l’Escluze.

La pomme de terre s’implante assez rapidement à partir de 1618 dans la plupart des pays d’Europe, grâce, si l’on peut dire, à la guerre de Trente Ans. Mais elle est longtemps boudée en France, en effet à l’origine on la considérait comme toxique, c’est pour cela que la pomme de terre était réservée à l’alimentation des animaux.

XVIIIème siècle

Ce n’est qu’au 18ème siècle, grâce à la ténacité et l’ingéniosité d’Antoine-Augustin Parmentier, pharmacien aux armées, que ses qualités sont enfin reconnues. Lors de sa captivité en Prusse, Parmentier a pu apprécier les vertus nutritives de la pomme de terre. Il les recommande donc pour résoudre le problème des famines endémiques qui ravagent encore la France à cette époque. Il va plus loin encore en plantant des champs de pommes de terre aux alentours de Paris et en obtenant du roi qu’ils soient gardés le jour seulement par des soldats. La nuit, convaincus de la valeur des précieux tubercules, les habitants les dérobent et en assurent ainsi la publicité.

Le couronnement de l’action promotionnelle de Parmentier est le dîner qu’il offre au roi et à la reine en 1785 et au cours duquel ne sont servis que des plats comportant des pommes de terre.

XIXème siècle

Son implantation ne cesse de progresser en France et en Europe, puis dans le monde entier. Son importance est devenue telle, qu’en Irlande vers 1850, une attaque de mildiou provoque la famine et la mort d’un million de personnes puis l’émigration en Amérique d’un million d’autres.

Dès son arrivée en Europe, la pomme de terre surprend par la diversité de ses formes et de ses couleurs. Les variétés rouges sont les premières à entrer par l’Espagne, tandis que les jaunes arrivent par l’Angleterre. Les botanistes travaillent à leur amélioration et leur nombre se multiplie rapidement.

Parmentier en cite une quarantaine en 1777 et en 1846, un premier catalogue en recense 177. C’est Henry de Vilmorin qui procède le premier à leur classification dans la seconde moitié du 19ème siècle. Il retient trois catégories, selon leur forme : les Patraques, sphériques, les Parmentières, ovoïdes, et les Vitelottes, cylindriques ! Il y ajoute rapidement des critères de germes et de fleurs. En 1881, son célèbre catalogue répertorie 630 variétés..

« Pendant longtemps, les pommes de terre sont consommées bouillies ou rôties. La première recette connue est allemande et date pourtant de 1581 : c’est à peu près celle des röstis actuels et plusieurs modes de préparation plus savoureux sont cités à Liège au cours du 17ème siècle.

Dictionnaire de cuisine d’Alexandre Dumas

En 1865, le « Grand dictionnaire de cuisine » d’Alexandre Dumas présente 15 recettes de pommes de terre. Dès le 19ème siècle, la pomme de terre a gagné : elle est sur toutes les tables, des plus populaires aux plus bourgeoises, et dans les meilleurs restaurants. Elles ne les quitteront plus, renouvelant sans cesse leur présentation et leur préparation. Sa production passe de 1,5 million de tonnes en 1803 à 11,8 millions en 1865. Elle augmente progressivement jusqu’à atteindre plus de 16 millions de tonnes à la fin des années 30.

Après la guerre

Une production record est atteinte en 1960, avec environ 14 millions de tonnes récoltées sur 840 000 hectares, avant de décliner régulièrement, à 7 millions de tonnes pour 320 000 ha en 1970 et 5,5 millions de tonnes et 190 000 ha en 1980, malgré le développement des produits industriels. Les surfaces ont continué à diminuer fortement dans les années 2000 mais les rendements se sont améliorés en parallèle. La production est aujourd’hui de 5 à 6 millions de tonnes selon les années, sur 145 000 hectares. »

Source : https://www.lespommesdeterre.com/histoire/

Ingrédients, pour 2 personnes

  • 6 pommes de terre
  • 300 g d’épinards frais
  • 1 oignon
  • 1 gousse d’ail
  • 200 g de sauce tomate
  • 20 cl de lait de coco
  • 1 cuillère à café de pâte de curry vert
  • 1 cuillère à soupe d’huile d’olive
  • Sel, poivre

La recette

Eplucher les pommes de terre et les couper en morceaux.

Eplucher l’oignon, l’ail et les émincer.

Verser un filet d’huile d’olive dans une cocotte.

Une fois que l’huile est chaude, ajouter l’oignon et l’ail émincés. Faire colorer légèrement.

Ajouter la pâte de curry et poursuivre la cuisson 2 minutes.

Ajouter la sauce tomate, le lait de coco, les pommes de terre et les épinards.

Saler, poivrer.

Ajouter un peu d’eau si besoin au cours de la cuisson.

Cuire environ 30-40 minutes jusqu’à ce que les pommes de terre soient cuites.

Bon appétit !

N.B.

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