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📖🎨 Quand les tableaux de Murillo racontent une recette
Au XVIIᵉ siècle, en Espagne, la nourriture 🍞 n’est pas une affaire de plaisir, mais de survie. Pour les classes populaires, manger signifie avant tout tenir debout, jour après jour. Il faut des aliments simples, peu coûteux, faciles à conserver ⏳, capables de nourrir longtemps sans disparaître.
Dans Le Jeune mendiant de Murillo 🎨, aucun repas n’est réellement montré. Il n’y a ni table dressée 🍽️, ni plat fumant. On voit un enfant, un panier 🧺, quelques restes indistincts. Cette imprécision n’est pas un oubli : elle renvoie à une alimentation réduite à l’essentiel, faite de produits secs, bruts, qui attendent encore d’être transformés par l’eau 💧 et le feu 🔥.
La nourriture en Espagne au siècle d’or
Dans l’Espagne du Siècle d’Or ✨, deux ingrédients incarnent cette économie alimentaire : les pois chiches 🟡 et le cabillaud salé 🐟. Les pois chiches, durs et secs, se conservent toute l’année. Ils demandent du temps, une cuisson lente, patiente. Ils nourrissent le corps plus qu’ils ne séduisent le palais. Le cabillaud, venu de loin mais rendu accessible par le sel 🧂, est l’un des rares poissons que les plus pauvres peuvent consommer, notamment lors des jours maigres imposés par la religion ✝️.
Ensemble, pois chiches et cabillaud composent les potajes et ragoûts 🍲 du quotidien : une cuisine de nécessité, rythmée par l’attente ⏱️. Attente du trempage, attente de la cuisson, attente du prochain repas. Ce sont des aliments qui inscrivent le temps dans la vie quotidienne, et la patience dans le geste.
C’est dans ce contexte que se lisent les tableaux de Murillo. Il ne peint pas l’abondance, ni la satisfaction 😌. Il peint l’avant du repas, la promesse encore fragile. La nourriture apparaît comme une possibilité, jamais comme un accomplissement.
Ainsi, même lorsqu’ils ne sont pas représentés explicitement, le cabillaud 🐟 et les pois chiches 🟡 appartiennent à l’horizon mental de ces scènes. Ils forment le décor invisible de la pauvreté que Murillo donne à voir : une pauvreté silencieuse 🤫, digne, faite de lenteur, de gestes répétés, et d’une cuisine qui ne s’impose jamais au regard 👀.
Murillo ne montre pas ce que l’on mange.
Il montre ce que manger signifie quand on a peu 🍞⏳.
👉 Là où le tableau se tait, la recette parle.
🧾 Ingrédients
🐟 1 dos de cabillaud
🫘 1 boîte de pois chiches
🍅 1 boîte de sauce tomate
🫒 1 filet d’huile d’olive
🌿 Quelques branches de thym
🧂 Sel, poivre
👨🍳 Préparation
🔥 Préchauffer le four à 200°C.
🚿 Rincer les pois chiches.
🥣 Mélanger les pois chiches avec la sauce tomate 🍅, saler 🧂 et poivrer.
🍽️ Mettre la préparation dans un plat allant au four.
🐟 Déposer le dos de cabillaud sur les pois chiches.
🫒 Arroser d’un filet d’huile d’olive.
🌿 Ajouter les branches de thym.
⏱️ Enfourner pour environ 20 minutes.
😋 Bon appétit !
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Bonne journée, bises.
Un mariage auquel je n’aurais pas pensé mais qui me plait beaucoup! Bisouis