Chakchouka verte

Un peu d’histoire : l’œuf

« Préhistoire : Les oeufs de diverses espèces d’oiseaux sont sans nul doute consommés depuis les temps les plus anciens par les premiers hommes, d’autant que les oeufs de n’importe quelle espèce pondeuse, y compris la tortue et l’alligator, peuvent servir de nourriture. A l’époque des chasseurs cueilleurs, les oeufs de canes, d’oies, de pintades, de pigeons, de cailles, voire d’autruches, de tous les volatiles dont on pouvait piller les nids, étaient ramassés. Gobés, ils nourrissaient quand la viande faisait défaut. Un moyen de parer au manque de protéines animales.
De même, la période des premières domestications d’oiseaux pour la consommation d’œuf est inconnue.
Certains écrits historiques indiens racontent comment la poule était déjà domestiquée en 3200 av. J.-C. Des écrits égyptiens et chinois indiquent pour leur part que des poules pondaient des œufs pour l’homme en 1400 av. J.-C.

Antiquité : Les Phéniciens se régalaient des oeufs de l’autruche, tandis que, dans l’Antiquité, les Romains consommaient ceux du paon bleu et les Chinois, ceux du pigeon.
Bien que le célèbre gastronome romain Apicius, donne dans son ouvrage culinaire diverses recettes de flans et d’omelettes, l’oeuf restera longtemps un aliment marginal. D’abord à cause d’interdits religieux et de croyances superstitieuses, ensuite pour des raisons économiques : en effet, pour le peuple il semblait nettement plus rentable d’attendre que l’oeuf se transforme en poule ou en coq. Faisaient exception à cette règle les Chinois, qui le considéraient comme une excellente source nutritionnelle et en ont répandu l’usage dans tout l’est de l’Asie.

Moyen Âge : Aucun écrit conservé depuis Moyen Âge en Europe ne mentionne l’œuf. Peut-être parce que, tout comme la viande, il était interdit par l’Église catholique d’en consommer les jours maigres, c’est-à-dire pendant plus de 160 jours par an. Et comme les poules ne suivaient pas le calendrier liturgique, mais celui des saisons et de leur cycle biologique, elles pondaient abondamment durant le carême, période où la lumière du jour est de nouveau abondante. On les conservait alors dans de la graisse liquide ou de la cire jusqu’à Pâques, jour faste par excellence. Ainsi c’est pour améliorer leur apparence qu’on les décorait abondamment.

La tradition des œufs de Pâques est un emprunt de la chrétienté à des rites païens : par exemple, les Egyptiens considéraient l’œuf, comme symbole de la fertilité, la renaissance, la vie nouvelle. C’est ainsi que l’oeuf en est venu à symboliser la résurrection du Christ. Les oeufs de Pâques étaient à l’origine des oeufs de poule ou de canard décorés de couleurs vives avec des colorants végétaux. Les 17e et 18e siècles ont vu la fabrication de jouets en forme d’oeuf, qui ont été donnés aux enfants à Pâques. Les œufs en chocolat sont apparus en Europe au début du 19ème siècle en France et en Allemagne. Ils étaient faits de chocolat solide, la technique du chocolat moulé n’ayant pas été mis au point.

Milieu du XVe siècle : En Europe, l’oeuf de la poule a graduellement pris le pas sur tous les autres. On pense que les poules utilisées aujourd’hui dans la production des œufs sont les descendantes des poules arrivées en Amérique à bord des navires de Christophe Colomb. Des lignées originaires d’Asie. C’est probablement la fiabilité du chant du coq chaque matin et la régularité avec laquelle la poule pond ses œufs qui ont poussé les Chinois à choisir ces oiseaux horloges vivantes.

Au milieu du XVIIe siècle, on connaît au moins 60 recettes pour apprêter cet aliment qui figure de plus en plus souvent au menu.

XVIIIe siècle : On prête à Louis XV qui raffolait d’oeufs à la coque et de meringues d’avoir développer l’aviculture à Versailles, les poulettes étaient installées jusque dans les greniers et fournissaient quotidiennement les coquetiers royaux. Sous le règne de ce roi, les français consommaient 60 oeufs par an et par personne et Menon disait de l’œuf : « c’est un aliment excellent et nourrissant que le sain et le malade, le pauvre et le riche partageaient ensemble. » 

Au XVIIIe siècle, la découverte par les Français d’une technique de couvaison artificielle que pratiquent les Égyptiens en ayant recours à des fours à basse température suscitera le plus vif intérêt chez les éleveurs, qui multiplient les croisements.

Au XIXe siècle, des races de poules nettement plus productives, sélectionnées par les Chinois, feront leur apparition en Occident, créant un véritable émoi chez les éleveurs qui voudront tous posséder quelques-uns de ces « nouveaux » oiseaux, très différents de ceux des races méditerranéennes et européennes connues. Au cours de ce siècle, une centaine d’autres races seront créées, dont certaines que l’on n’élève que pour la chair, d’autres pour les oeufs, d’autres enfin pour les deux usages.

Le XXIème siècle arrive, avec son cortège de bonnes et mauvaises idées. D’une part, les poules vont et viennent comme elles le souhaitent, pratiquant le jogging avec assiduité et ne picorant que des bonnes choses, du blé, du maïs; elles mènent une vie satisfaisante, et par conséquent pondent des oeufs de qualité. D’autre part, toujours à la recherche de rentabilité et de production maximale, certaines poules sont entassées dans des boxes minuscules maintenus à température idéale et à un degré d’ensoleillement optimal. Le résultat est alors évident : les oeufs sont plus nombreux mais dotés d’une saveur plus grossière, beaucoup moins fine que celle de leurs homologues du « plein air ».

Source : https://www.lanutrition.fr/bien-dans-son-assiette/aliments/oeufs/petite-histoire-de-loeuf

Ingrédients, pour 2 personnes

  • 5 côtes de blettes avec les feuilles
  • 1 vert de poireau
  • 1 oignon
  • lait
  • 2 œufs
  • Huile

La recette

Laver le vert de poireau, le découper en lanière et le mettre dans une casserole.

Cuire le vert de poireau dans du lait (remplir à hauteur) jusqu’à ce que le poireau soit moelleux.

Mixer et réserver.

Laver les côtes de blettes et les couper en lanières.

Eplucher l’oignon et le ciseler.

Faire chauffer l’huile dans une poêle, ajouter les blettes et l’oignon.

Faire cuire 20 minutes.

Ajouter le vert de poireau et poursuivre la cuisson jusqu’à ce qu’il soit absorbé.

Faire deux creux dans le mélange et y casser un œuf dans chacun.

Poursuivre la cuisson quelques minutes jusqu’à ce que le blanc soit cuit.

Bon appétit !

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