
Ingrédients, pour 4 personnes
- 4 cuisses de poulet
- 6 oignons
- 1 cuillère à soupe de moutarde
- 2 cuillères à soupe d’huile
- 2 à 3 cubes de bouillon de poulet
- 3 citrons
- 1/2 poivron rouge
- 1/2 poivron vert
Préparation
La veille, éplucher et couper les oignons en fines lamelles.
Presser le jus des citrons.
Mettre les cuisses de poulet et les oignons dans un saladier.
Ajouter le jus de citron, les cubes de bouillon de poulet écrasés et la moutarde.
Bien mélanger, couvrir et laisser mariner une nuit au réfrigérateur.
Le lendemain, mettre le poulet sur une plaque de cuisson et griller au four les cuisses de poulet, des deux côtés.
Pendant ce temps, mettre les oignons sans le jus dans une cocotte avec l’huile et cuire pendant une dizaine de minutes en remuant régulièrement.
Quand le poulet est grillé, le déposer dans la cocotte sur les oignons.
Ajouter un peu d’eau sur la plaque de cuisson pour récupérer les sucs et verser dans la cocotte.
Verser la marinade dans la cocotte.
Ajouter de l’eau aux 3/4 de la hauteur du poulet.
Couvrir et laisser cuire 25 à 30 minutes en baissant sur feu doux.
Ajouter les poivrons coupés et épépinés puis laisser de nouveau cuire pendant 20 minutes.
Enlever le couvercle et laisser cuire jusqu’à ce que le poulet soit totalement cuit et que la sauce épaississe. Il est temps de goûter pour ajuster l’assaisonnement en ajoutant au besoin du sel, du poivre, du jus de citron, de la moutarde ou même un morceau de cube.
Servir avec du riz.
Bon appétit !
Une recette inspirée du blog la cuisine de Bernard.
Un peu d’histoire : le poulet yassa
« Emblématique de la cuisine sénégalaise, ce plat est né en Casamance, dans le sud-ouest du pays, et tire sa singularité de son héritage colonial. C’est en effet aux colons français que les Sénégalais doivent la culture du riz dont ils raffolent au point d’en consommer cinquante kilos par an et par personne.
Qu’il suive la recette classique ou qu’il utilise l’agneau ou le poisson, le yassa est à l’image de la «teranga», l’hospitalité sénégalaise. Au pays des griots, ces conteurs qui perpétuent les récits des ancêtres, manger est d’abord une façon d’accueillir l’autre, de l’introduire dans son clan. Les matrones y voient aussi l’occasion d’affirmer leur rôle : tel un chef d’orchestre, chacune organise la préparation du repas pour une famille souvent nombreuse. Dans la cour, où s’étalent paniers de légumes et bassines de poissons ou de viande, les réchauds rivalisent. Autour, les femmes bavardent en épluchant les oignons et en lavant le riz. Puis elles pilent leur ail avec le «Moulinex sénégalais», le mortier. Mais, si tout s’échange volontiers, les marmites, gravées du nom de leur propriétaire, appartiennent à chaque maisonnée. Pour s’en faire prêter une, il faut se plier au protocole des politesses et des salamalecs !
Ici aussi, le succès d’un plat tient à la qualité des produits. Il faut un bon riz sénégalais, avec des grains longs et réguliers afin de lui assurer une cuisson homogène – à défaut, du riz cassé, importé d’Asie, économique mais poreux. Pour la viande, mieux vaut le «poulet bicyclette», cavalant aux abords des maisons, et donc ferme et savoureux, que le «poulet cadavre», insipide, vendu sous plastique au supermarché. Le repas sera servi dans une calebasse. Assis autour, les convives piocheront de la main droite, à l’aide d’une cuillère ou d’un morceau de pain. A chaque fois, c’est un régal. »
Source : https://www.geo.fr/voyage/le-yassa-poulet-ou-lhospitalite-senegalaise-193283
Pour aller plus loin
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